06 mai 2008
Chirimena
Enfin mon premier week-end à la plage ! Après près de deux mois ici, j’ai enfin trouvé le temps de me faire bronzer sous les cocotiers. Nous sommes donc partis à quatre, Natalia, Jonathan, Pamela et moi pour Chirimena : Bon, ok Serge, ca ne vaut pas Los Roques, mais c’est un petit coin sympa à une heure de Caracas. Allez, voici quelques photos, histoire de vous faire râler…
02 mai 2008
1er mai
Voici les photos du 1er mai. Evidemment grosse mobilisation de 10 heures du matin à 4 heures de l’après-midi sous un soleil de plomb et plus de 30 degrés ! Pourtant, il y avait quelque chose d’étrange dans cette mobilisation. Il n’y a pas de cortèges syndicaux. Chacun défile avec sa boite, son organisme, son ministère, ce qui donne un côté obligatoire au défilé et relativise les syndicats qui ne peuvent se compter. Résultat, la banderole de Marea Clasista, un des principaux courants de la principale centrale syndicale, était tenu par Stalin Perez, un brésilien (du PSOL), un argentin (du MST) et ma pomme ! Un peu court comme illustration de la force syndicale…
25 avril 2008
Olivier à Caracas
Olivier était à Caracas du 16 au 19 avril. Nous en avons profité pour rencontrer différents responsables politiques et syndicaux. Au programme notamment, une rencontre avec Noelie Pocaterra, vice-présidente de l’Assemblée Nationale et présidente de l’Assemblée des peuples indigènes. Nous avons ensuite rencontré les camarades du courant Marea Socialista, un des courants dirigeant la UNT, principale centrale syndicale du pays. Olivier a aussi était reçu par Alejandro Fleming, vice-ministre aux affaires étrangères. Enfin, le dernier jour, il a donné une conférence au CIM qui a été un vrai succès. Ci-dessous les photos. Olivier a aussi accordé une interview a Vive Tv, j’essaye de récupérer la vidéo pour vous l’envoyer…

Avec Noélie Pocaterra, à l'Assemblée nationale

Avec les camarades de Marea Socialista

La visite d'Olivier sur le site du MAE L'affiche annoncant la conf

La conférence avec olivier et luis Bonilla, président du CIM
16 avril 2008
J’ai trouvé mon maître.
J’ai trouvé mon maître. Et oui, il fallait bien que ca arrive un jour. J’ai trouvé mon maître en salsa. Il s’appelle Victor, et il a… 13 ans ! Jugez plutôt…
13 avril 2008
Sixième anniversaire de la démocratie retrouvée.
Le 11 avril 2002, après un coup monté visant à faire porter sur Chavez la responsabilité de morts « escualidos » lors d’une manifestation antichaviste, une partie du haut commandement militaire, la direction de Fedecamaras (le syndicat des patrons), la CTV (la centrale syndicale ouvrière corrompue), ainsi que les grandes familles du pays dont les Cisneros, prennent le pouvoir et exile Chavez sur une île de la Caraïbe. Les grands médias privés, pour la plupart à la solde des grandes multinationales, annonce la démission de Chavez, alors que la télévision publique est suspendue. Malgré tout, la population rapidement informée, s’auto-organise, se rend au palais présidentiel de Miraflores et avec l’aide de la garde présidentielle et la partie de l’armée restée fidèle au président exilé, obtient le 13 avril le retour de Chavez tandis que les opposants s’enfuient. Depuis, chaque 13 avril donne lieu à une commémoration en hommage au peuple souverain.
12 avril 2008
Arrivée de Serge, Sylvie et Victor
Serge, Sylvie et Victor sont arrivés jeudi. Au programme visite de la ville avant leur départ vers Los Roques. Mais bon, il faut bien avouer, qu’on a plutôt passé notre temps à manger qu’à hanter les lieux culturels. Petite dédicace à Serge pour son lomito…

La préparation du lomito sur la terrasse.
Pamela enseigne la vue à Victor du haut de l'Anauco

Visite de la ville


Sortie gastronomique. Au menu : reina pepeada y parillada.
10 avril 2008
Nationalisation de TERNIUM-SIDOR
Après plus de trois mois de lutte intensive et de grève, les travailleurs de TERNIUM-SIDOR usine sidérurgique de Ciudad Guyana (Etat Bolivar), viennent d’obtenir la garantie par Hugo Chavez, de la renationalisation de leur entreprise.
Il aura donc fallu trois mois aux ouvriers de TERNIUM-SIDOR pour faire entendre raison au gouvernement vénézuélien. Trois mois de grève acharnée. Trois mois de lutte avec comme point culminant la sauvage répression par la garde nationale le 14 mars dernier. Mais ce mercredi 8 avril, Hugo Chavez est enfin intervenu et accepté de renationaliser la plus importante usine sidérurgique du pays, privatisée en 1997 par le Président Caldera.
Au cœur du débat, la dénonciation par les ouvriers et le syndicat UNT de la transgression par SIDOR des lois vénézuéliennes sur le travail. Piétinant la convention collective, la direction de TERNIUM-SIDOR, entreprise détenue à 20% par l’Etat, 20% par les ouvriers et à 60% par le consorsium italo-argentin TECHINT, maintenait dans une précarité salariale absolue depuis 15 mois les 15000 ouvriers dont 9000 précaires. Non seulement la direction refusait jusqu’à présent d’appliquer les améliorations salariales votées légalement en assemblée générale par les ouvriers, mais au contraire prétendait imposer des réductions d’effectifs, des réductions salariales, des modifications des contrats de travail dans le sens d’une plus grande précarité, ainsi qu’une révision à la baisse des retraites versés aux anciens employés.
Pire encore, alors que la détention de 20% du capital permettait aux ouvriers de désigner un des co-présidents, la direction refusait catégoriquement de reconnaître la validité de ce vote. Jusqu’alors protégée par José Ramon Rivero, ministre du travail, la direction de l’entreprise pensait pouvoir compter sur le fait qu’elle bénéficiait de capitaux étranger pour continuer à bafouer la loi vénézuélienne. Alors que Rivero n’a jamais cherché à négocier et à au contraire préféré imposer une épreuve de force aux ouvriers, comme il l’avait précédemment fait en aout dernier face aux camarades de l’UNT du secteur public, celui-ci vient d’être désavoué de manière cinglante par Chavez.
Le 4 avril dernier, le syndicat UNT organisait un référendum où deux questions étaient posées aux ouvriers de l’usine : d’abord s’ils étaient ou non d’accord avec la proposition patronale faite autours de la table des négociations, et ensuite s’ils souhaitaient poursuivre la grève et les négociations. Malgré les trois mois de lutte, les ouvriers ont répondu non à la première question par 3 338 votes contre 65, et oui à la deuxième par 3195 contre 97.
Le lundi 7 avril, las de la résistance ouvrière, le gouvernement a décidé, par la voix de son vice-président Ramón Carrizales, de convoquer de nouvelles négociations. Négociations où cette fois, le ministre José Ramon n’était pas convié. Sous la pression constante de 600 travailleurs veillant en permanence l’usine, il aura fallu moins de 48 heures pour sortir de la crise.
Si pour l’heure, les ouvriers n’ont obtenu satisfaction sur aucune de leurs revendications, ceux-ci s’accordent à dire que cette nationalisation était la condition essentielle à une amélioration des conditions de travail. Plus tard dans la soirée, le même Ramon Carrizales, assurait, lors d’une conférence de presse, que la nationalisation de TERNIUM-SIDOR n’affecterait en rien les relations avec le gouvernement de Kichner, et ce, malgré la forte participation argentine dans le capital de l’entreprise.
Prochain numéro de ROUGE.

José Melendez, dirigeant syndical de TERNIUM-SIDOR
04 avril 2008
Culture
Il y a des jours comme ça, on pourrait se dire que malgré la sérénité de la décision prise, partir loin, quitter sa famille et ses amis, peut légèrement perturber (si, si…). Même si je n’ai pas encore connu le blues du retour, je m’y suis préparé. Ma méthode, me faire envoyer par Julien (merci mon Juju), mes livres, mes CD et DVD. Non pas que je sois totalement nationaliste, mais on aura beau dire, la culture française, c’est quand même quelque chose. Bref, je vous disais que j’avais avec moi comme un petit coin de France, au cas où… Mais je ne pouvais pas m’imaginer que mes efforts ne serviraient à rien car je trouverais ici le meilleur anti-stress possible. Hier soir, je décide de m’accorder un peu de repos après une dure journée de labeur (Qu’il est dur de militer sous les cocotiers). Et pour la première fois, j’allume la télévision. Et là, quelle surprise, quel bonheur, je tombe sur, devinez quoi… La Nouvelle Star ! Ou plutôt sa version locale : Latin American Idol. Un vrai moment de bonheur je vous dis. J’en avais les larmes aux yeux. Je me demande si je ne vais pas jeter les Sartre, Gide ou autre Aragon aux orties. J’ai retrouvé mon petit coin de France ici. Et le mieux de tout ça, c’est que les auditions commencent à Caracas dans 15 jours. J’ai déjà commencé les repets…
03 avril 2008
Avila
Ca y est, je l’ai fait ! J’ai gravi les 2600 mètres de l’Avila, la montagne qui abrite Caracas… Un sacré périple… Je vous raconte. D’abord rendez-vous plaza de Francia avec Pamela, Jonathan un collègue de boulot avec qui je suis devenu super pote, et Natalia, sa copine. De là on a pris una camioneta, pour arriver en bas de la montagne. Comme c’était l’heure du petit déjeuner, on en a profité pour manger un bout. Au menu, empanadas con carne mechada (à la viande pour les incultes), jugo natural de coco et un petit café noir. Les empanadas étant super bonnes j'en ai repris deux fois. Ensuite on a marché le long de la montagne pendant au moins une demi heure (en fait, le dimanche ils ferment ce coin de rocade, ce qui fait qu’on marche sur du béton tout le long). Puis de nouveau une nouvelle pause. Il ne s’agit pas de se laisser abattre. Il y avait là una señora simpatica, je lui acheté una tizana pour chacun d’entre nous (une salade de fruits très sucrée et très fraiche). Notre encas englouti, on a commencé à grimper pour une demi-heure de plus histoire de prendre quelques photos. Là-haut, un petit coin mignon comme tout nous attendait pour prendre un nouveau petit café: Ca tombait bien, j'avais fini mes pâtes de fruit à la goyave…

Plaza de Francia, monument (très laid) inauguré par la social-démocratie de l'époque (Carlos Andres Perez) et François Mitterrand en hommage au bicentenaire de la Révolution.

La montée avec Pamela

La pause tizana
27 mars 2008
Premier débat...
Hier, j'ai animé mon premier débat. Gros invités (Claudio Katz, Michel Husson et Daniel Libreros), grosse organisation, et au final... 15 personnes... Les joies de l'organisation locale. Il y a vraiment une réflexion à mener en terme de communication. Mais le débat était intéressant. Au total, ce sont 12 économistes internationaux qui sont invités par le gouvernement. Nous avons un atelier de travail avec Haiman El Troudi, le ministre de la planification qui commence aujourd´hui et jusqu'à lundi. Et dimanche, on est tous invités à Alo Présidente pour aller serrer la main en rang d'oignons al Comandante ! Je vous raconterai...

































