28 novembre 2009
CHAVEZ : POUR UNE Ve INTERNATIONALE !
Lors d’une rencontre internationale des partis de gauche tenue à Caracas du 19 au 21 novembre 2009, Hugo Chavez a lancé un appel pour une Ve Internationale Socialiste qui, selon lui, devrait rassembler des partis de gauche et des mouvements sociaux. Selon le président du Parti socialiste uni du Venezuela, la Ve Internationale doit constituer « un instrument pour l’unification et l’articulation de la lutte des peuples pour sauver cette planète» . Dans une situation politique mondiale marquée par une crise globale du système capitaliste, c’est un fait suffisamment important pour le souligner.
En effet, les responsables ou partis qui posent la question de l’Internationale ne courent pas les rues, c’est le premier mérite de l’appel de Chavez.
D’autant que cet appel s’accompagne d’une déclaration qui dénonce le caractère systémique de la crise capitaliste, au-delà de ses dimensions financières et bancaires, et réaffirme la perspective du socialisme du XXIe siècle. Elle appelle à l’urgente mobilisation contre la nouvelle offensive impérialiste, en Amérique latine, de l’administration nord-américaine et de la droite latino-américaine.
Sur la base de cet appel, c’est un large front anti-impérialiste mondial qui peut se constituer pour marquer sa solidarité avec la lutte des peuples pour leurs droits sociaux et politiques, pour s’opposer aux nouvelles bases nord-américaines en Colombie, pour appuyer, en particulier, la mobilisation du peuple du Honduras contre le nouveau régime dictatorial.
Dans le bras de fer qui oppose les puissances impérialistes aux luttes des peuples, un tel front mondial constituerait un instrument important pour combattre le pouvoir des classes dominantes, non seulement en Amérique latine mais dans le monde entier.
Nous sommes prêts, comme nous l’avons fait depuis le début, dans la solidarité avec la révolution cubaine, la révolution bolivarienne, avec les expériences de Bolivie et d’Equateur, à nous engager pleinement dans le combat commun contre les attaques impérialistes et à prendre toute notre place dans ce front anti-impérialiste mondial.
C’est aussi dans ce cadre que se poserait le processus de construction d’une nouvelle Internationale. Chavez appelle à la constitution d’une Ve Internationale Socialiste. Cela remet à l’ordre du jour la discussion sur une nouvelle Internationale. Chavez situe la constitution d’une Ve Internationale dans la continuité de la IVe. Nous l’avons déjà déclaré à maintes reprises : qu’importent les étiquettes, s’il y a convergence sur le contenu. Mais la constitution d’une nouvelle Internationale implique tout un processus autour d’un programme, une politique, une organisation, qui doit être mené sur la base d’une large discussion avec tous les protagonistes.
Il y a, en effet, une nouvelle période historique, où les clivages entre divers courants révolutionnaires peuvent être surmontés sur la base d’une « nouvelle compréhension commune des évènements et des tâches ». De ce point de vue, il ne s’agit pas de discuter des bilans historiques des uns et des autres, mais il est décisif de tirer ensemble les enseignements du stalinisme et de la social-démocratie pour que les tragédies et les erreurs du passé ne se reproduisent pas.
Chaque parti, chaque organisation, chaque courant, chaque militant doit contribuer à ce débat. Pour ce qui concerne la IVe Internationale, elle a déjà formulé, à de nombreuses occasions, ses propositions :
* Un programme anti-impérialiste et anti-capitaliste de revendications d’urgence, qui parte des revendications et besoins sociaux des classes populaires, propose une nouvelle répartition des richesses, l’appropriation publique et sociale des secteurs-clés de l’économie et débouche sur la transformation révolutionnaire de la société.
* L’unité d’action de toutes les organisations, courants, militants contre les attaques des gouvernements et des classes capitalistes.
* L’indépendance des mouvements sociaux, des associations et des organisations syndicales vis-à-vis des partis et des États.
* La solidarité avec toutes les luttes des peuples contre toutes les puissances impérialistes.
* La lutte contre les oppressions et la défense des droits des femmes, des homosexuels, des jeunes et des immigrés.
* La lutte pour des gouvernements des travailleurs et des classes populaires qui satisfassent les principales revendications sociales et écologiques, s’appuient sur la mobilisation de la population et son contrôle sur les principaux secteurs de l’économie. Cette perspective implique de ne pas participer à des gouvernements de gestion de l’État et de l’économie capitaliste avec les partis du centre gauche ou de la social-démocratie.
* Le caractère central de l’auto émancipation et de l’auto organisation des peuples dans le projet de renversement du capitalisme.
* Un projet écosocialiste qui combine la satisfaction des besoins sociaux ainsi que le respect et l’équilibre de notre écosystème. En ce sens, nous avons beaucoup à apprendre des peuples indigènes d’Amérique du Sud et de leur rapport à la terre.
* La démocratie socialiste comme projet de société : autogestion de l’économie, démocratie, et pluralisme des partis et mouvements sociaux.
Voilà quelques pistes de discussion pour avancer dans la voie du rassemblement de tous les anticapitalistes à l’échelle internationale. Ce sont les premières idées que nous défendrons dans le processus de constitution d’une nouvelle Internationale.
Enfin, l’appel de Chavez à une Ve Internationale constitue aussi un point d’appui lorsqu’il pose la question d’une nouvelle Internationale, indépendamment de la IIe dont sont membres des organisations comme les partis sociaux-démocrates, le PRI mexicain ou le PT brésilien. Mais il faut aussi clarifier une question dans la construction d’une nouvelle Internationale, c’est la différence entre les politiques d’État et la construction d’un projet politique. Une chose est de conclure des accords économiques et commerciaux avec des États dirigés par des gouvernements anti-impérialistes, d’en conclure avec d’autres États, y compris dotés de régimes réactionnaires, ou encore de s’opposer à des attaques de l’impérialisme contre certains pays, autre chose est le soutien politique apporté à des régimes comme ceux du Parti communiste chinois ou de la République Islamique d’Iran… Le projet d’une Ve Internationale ne peut de près ou de loin être associé à ces régimes.
Encore une fois, cet appel crée les conditions d’une nouvelle discussion internationale, indissociable de la solidarité avec la révolution bolivarienne. C’est dans cet esprit que la IVe internationale, ses organisations et ses militants, répondront « présents » !
François Sabado
Membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale

20 novembre 2009
Le processus bolivarien face à lui-même
Le 15 novembre dernier, les militants du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) étaient appelés à élire leurs délégués au Congrès extraordinaire qui se déroulera du 21 novembre au 13 décembre. Ce congrès arrive à un moment clé pour le parti mais aussi pour le processus bolivarien qui affronte de plus en plus les conséquences de sa bureaucratisation.
Sébastien Brulez, Caracas
Près de 2,5 millions de militants du PSUV ont élu 772 délégués parmi 1800 candidats et candidates, le tout supervisé par le Conseil national électoral (1). «Il n'y a aucun doute sur le fait que cela a été une grande journée démocratique», commente Gonzalo Gómez, militant du PSUV élu parmi les délégués pour l'arrondissement de Caracas.
Pourtant Gonzalo, comme de nombreux militants de base, aurait aimé voir une plus grande représentation de camarades liés aux travailleurs, aux paysans et à ce qu'on appelle ici «la révolution dans la révolution». C'est une demande qui se fait de plus en plus sentir dans le mouvement populaire face à l'inefficacité de la bureaucratie et, bien souvent, la corruption qu'elle entraîne.
«Les militants ont élu directement leurs représentants au congrès, cependant tous ces votes n'ont pas la même orientation. Il existe des différences politiques parmi les délégués, des différences sur les rythmes que doit suivre la révolution, des différences sur la relation entre le parti et l'Etat, etc.», explique Gonzalo, qui est également co-fondateur du site web d'information alternative Aporrea.org.
Il faut dire que jusqu'à présent, la relation parti-Etat n'a pas vraiment favorisé l'apparition de nouvelles figures politiques. En mai dernier le président vénézuelien Hugo Chávez, qui est aussi le président du PSUV, avait annoncé une réorganisation du parti en désignant les responsables des directions régionales. Résultat: la première vice-présidente du parti n'est autre que Cilia Flores, présidente de l'Assemblée nationale (Parlement). Et parmi les six responsables régionaux, quatre sont des ministres en fonction.
C'est donc là l'un des principaux défis de ce congrès, arriver à installer un rapport de force face à la bureaucratie. «Le parti représente encore énormément l'appareil d'Etat», reconnait Gonzalo. Mais l'organisation manque également de structures intermédiaires, entre les «patrouilles» (unités de bases réorganisées récemment et composées de 20 à 30 de militants) et les directions régionales, ce qui rend la tâche des cadres moyens plus difficile et ne facilite pas du tout la communication entre ces mêmes patrouilles.
Un congrès au tiroir?
En janvier 2008, le PSUV avait réalisé son congrès de fondation, qui devait jeter les bases de son fonctionnement démocratique. Cependant, beaucoup de questions restent toujours sans réponse à l'heure actuelle. Gonzalo Gómez estime que ce congrès de décembre sera le véritable congrès de fondation du parti. «Le congrès de 2008 n'a pas été mené à son terme. Les statuts et la déclaration de principes ont été approuvés, mais le parti et sa direction n'ont pas assimilé ces apports avec maturité. Nous étions en période préélectorale et cela a fait en sorte que ces propositions se retrouvent au tiroir», ajoute-t-il.
Le fonctionnement du parti sera donc à l'ordre du jour mais les militants demandent aussi une définition claire du projet socialiste. La participation des travailleurs dans la gestion des entreprises, la nécessité de rompre les structures de l'Etat bourgeois et d'avancer vers un véritable pouvoir populaire seront également mis sur la table par certains délégués. «Les propositions des mouvements sociaux doivent parvenir au parti, les travailleurs doivent eux aussi avoir une plus grande place dans la direction et passer des revendications syndicales aux revendications politiques. Il y a des pas qui sont fait dans ce sens», précise Gonzalo.
Finalement, les failles internes du PSUV ne sont que le reflet des freins qui pèsent sur le processus en cours au Venezuela. Enquilosé par la bureaucratie, il a encore l'opportunité d'avancer mais doit agir vite. L'ex-vice président de la République, José Vicente Rangel, alertait récemment dans un article publié dans la presse locale sur «le pessimisme qui avance dangereusement». Le titre de son article: «Quelque chose est en train de se passer»...
Note:
(1) Au Venezuela le «pouvoir électoral» constitue un pouvoir à part entière, en plus de l'Exécutif, du Législatif, du Judiciaire et du pouvoir citoyen. Le Conseil national électoral (CNE) est chargé d'organiser non seulement les élections classiques mais également les élections internes des organisations syndicales et politiques. Parmi ces dernières, le PSUV est la seule jusqu'à présent à avoir rempli cette exigence démocratique pourtant reconnue dans la Constitution.
06 novembre 2009
Referendum populaire à Caracas contre les bases US et contre le coup d’Etat au Honduras
Dimanche 25 octobre s’est déroulé dans le quartier 23 de Enero (l’un des plus pauvres de Caracas), le premier referendum contre les bases US et contre le coup d’Etat au Honduras.
Suite à l’annonce, par la Colombie, de l’installation de sept bases US sur son territoire, Evo Morales avait lancé un appel à un référendum populaire continental, afin d’inviter la population à se prononcer sur la politique impérialisme nord-américaine.
Prenant au mot le président bolivien, Les groupes sociaux et politiques de 23 de Enero, quartier historiquement très militant, ont donc organisé cette consultation avec l'intention de promouvoir la mobilisation des peuples contre l’offensive nord-américaine. « Pour les Etats-Unis, l’Amérique Latine n'est pas un ensemble de nations indépendantes, mais un terrain à coloniser militairement pour profiter de la grande quantité de ressources naturelles dont elle dispose », explique Juan, l’un des organisateurs de la consultation. Et quand on lui demande pourquoi le referendum, mêle à la fois les bases américaines et le coup d’Etat au Honduras, Juan répond : « Parce que ca fait partie d’une seule et unique politique. Et cette consultation est aussi l’occasion pour nous d’envoyer nos salutations révolutionnaires en particulier à nos camarades de Colombie et du Honduras, de ces bastions de la résistance qui sont confrontés à des régimes fascistes. »
Contre le capitalisme
Pour Zulieka, autre dirigeante du quartier, « Ce n’est pas seulement une invitation à voter. Cette consultation doit être prise dans le cadre de la lutte pour changer le monde, comme une étape dans la lutte pour abattre le capitalisme et sa politique de guerre et d'ingérence qui méprisent ouvertement la souveraineté des peuples ».
Tous sont persuadés que derrière les événements du Honduras et la politique colombienne, se cache la même volonté d’en finir avec le processus bolivarien, le mauvais élève de la classe, Et Zulieka de rajouter : « Ce que les Etats-Unis ne comprennent, c'est que les peuples du monde ont accumulé suffisamment d'expérience pour savoir que le capitalisme est c’exploitation, l'injustice, la faim, la répression et la misère. Le capitalisme doit être vaincu si on veut que le monde soit sauvegardé. Il faut se rappeller la phrase prémonitoire Rosa Luxembourg, Socialisme ou barbarie»
13 000 personnes ont voté
Et de fait, l’expérience est une réussite. Après 6 heures de vote, ce sont plus de 9000 personnes qui se sont exprimées. A ceux-ci, il convient d’ajouter les 4000 personnes qui ont voté par internet, la page web Aporrea ayant décidé de promouvoir le référendum. Au moment du comptage, les résultats sont sans surprise et affiche un 99% de contre. « Ce qu'il faut maintenant pour maintenir cet état de mobilisation anti-impérialiste et répéter cette expérience à travers le pays et le continent », affirme Staline Pérez, dirigeant de Marea Socialista. De fait, un appel à été lancé au sein de la UNT (principale centrale syndicale du pays) par Staline Pérez et par Marcela Maspero (dirigeante du courant CTR) pour «organiser des manifestations similaires dans les usines et lieux de travail». Nul doute, qu’une telle initiative fera des émules.
08 octobre 2009
Violence policière
La violence policière au Venezuela n’est pas une nouveauté. Racket, violence gratuite, meurtres sont malheureusement monnaie courante. Mais la différence aujourd’hui, c'est que les gens hésitent de moins en moins à dénoncer ces abus. Je vous propose de visionner une petite vidéo faite par Avila Tv, télévision alternative, qui incite à dénoncer ces violences policières.
06 juin 2009
Un an après sa nationalisation, la nouvelle SIDOR explore les chemins de la participation
En mai 2008, après 15 mois de lutte, Hugo Chavez annonce la nationalisation de SIDOR, principale aciérie du pays, appartenant au groupe argentin Techint. Un an après, retour sur les changements et les attentes des travailleurs.
15h. William Farias, électricien de maintenance, pointe pour prendre son tour à SIDOR, entreprise qui applique les 3 huit. Casque sur la tête, masque anti-poussière, lunettes, casque anti-bruit, chaussures de sécurité, autant de protections qui semblent pourtant bien dérisoires au regard de la dureté du travail au sein de cette immense usine qui s'étend sur plus de 900 hectares et qui produit 4 millions de tonnes d'acier par an. «Après 20 ans ici, je ne m'y suis toujours pas habitué», confie-t-il. José Eduardo Pinto, 52 ans, 25 d'ancienneté confirme «j'arrive toujours au travail avec la peur au ventre».
Puerto Ordaz, où est située l'entreprise, est une ville où la température dépasse quotidiennement les 30 degrés. A SIDOR, le thermomètre flirte plus généralement avec les 40. A cela viennent s'ajouter le fracas assourdissant des machines et la poussière de métal en suspension qui s'infiltre dans tous les pores de la peau et scie les chairs à chaque mouvement. Armés de protections supplémentaires, certains ouvriers travaillent face aux fours où le métal en fusion atteint les 1500 degrés. Andrés, aujourd'hui technicien, en garde encore les séquelles sur ses mains brûlées par l'explosion d'un four, à l'époque où il était opérateur.
De profonds changements
Pourtant, malgré la pénibilité du travail quotidien, ils sont nombreux à exprimer leur fierté d'appartenir à cette usine, sentiment d'autant plus grand aujourd'hui que l'entreprise a été renationalisée. Une nationalisation qu'ils ont arraché il y a un an de haute lutte. Ce retour dans le giron de l'Etat leur a apporté un certain nombre de bénéfices immédiats. «Les bénéfices des travailleurs se sont améliorés de 200%. Avant nous étions marginalisés, humiliés, sacrifiés par une multinationale qui nous volait notre vie, qui nous volait tout», commente José Eduardo.
En effet, l'ancienne direction était uniquement préoccupée par les questions de production et de productivité, au détriment des hommes et des machines. Aujourd'hui tous soulignent le changement profond d'ambiance qui ouvre une large place au dialogue et qui permet de prévenir les problèmes techniques ou les conflits humains avant qu'il n'éclatent. Sirio Velasquez, chef de bureau aux Ressources Humaines, précise d'ailleurs qu'à l'époque, vu les conditions de travail, «il y avait une grande rotation des effectifs. Actuellement il existe une volonté d'adapter les postes à l'âge, l'expérience et les capacités de chaque travailleur». De fait, de nombreuses d'entreprises privées ont décidé de ne plus travailler avec SIDOR après la nationalisation. «Les entreprises sous-traitantes sont passées de 630 à environ 300. Beaucoup ne voulaient pas travailler avec l'Etat, d'autres n'ont pas voulu s'adapter au nouveau cahier des charges».
Mais les conditions de travail n'ont pas été les seules à évoluer. Les salaires ont eux aussi connu un changement significatif. Sirio indique qu'un ouvrier non qualifié débutant touchait sous Techint 800 bolivars (l'équivalent de 270 euros), soit le salaire minimum. Aujourd'hui, ce même ouvrier gagne 2600 bolivars (soit 870 euros). Et un ouvrier d'exhiber fièrement sa fiche de paie qui affiche, après vingt ans d'ancienneté, un salaire de 5800 bolivars (1900 euros). La nationalisation obtenue prend d'un coup un aspect plus concret.
Les sous-traitants ont pu eux aussi vérifier les avantages de la nationalisation. Être travailleur titulaire ne relève pas que du symbolique, de nombreuses disparités existaient par rapport à leurs collègues, même si elles disparaissent progressivement. Il y a bien sûr la question des salaires mais d'autres discriminations existaient sous la gestion privée. Les sous-traitants n'avaient par exemple pas accès aux réfectoires, les obligeant à manger à l'extérieur ou dans les ateliers sans aucune norme d'hygiène. Il leur était également interdit d'utiliser les bus menant les travailleurs à l'usine, située pourtant à plusieurs kilomètres de la ville. Autant d'éléments qui montrent l'importance d'être titulaire chez SIDOR.
D'autres types d'attente se font jour
Ainsi, 1300 sous-traitants sont passés en CDI, portant le nombre de «sidoristes» à 6200, ceci en application d'une clause de la convention collective négociée entre 2006 et 2008 par le syndicat et Techint, établissant les conditions de titularisation des personnels.
Toutefois, il existe des laissés pour compte de ce processus d'intégration. Giovanni Ford, technicien sous-traitant travaillant à SIDOR depuis 1996, fait partie de ceux-là. Pour lui, «aucune étude sérieuse n'a été menée pour savoir qui devait être intégré. L'établissement des listes s'est fait de manière aléatoire et la convention collective a été mal appliquée». De fait, les choix d'intégration de la nouvelle direction de SIDOR révèlent un certain nombre d'incohérences, puisque des sous-traitants se sont vu refuser la titularisation malgré une ancienneté bien supérieure à d'autres.
Au-delà de ce problème, c'est bien le fait que la nouvelle direction, comme l'ancienne, prenne des décisions de manière unilatérale, qui est montré du doigt. César Olarte, contremaître, comprend bien que cette année écoulée était avant tout une année de transition, mais il entend bien que la nouvelle direction laisse de l'espace aux ouvriers dans le contrôle de l'usine.
Contrôle ouvrier, le mot est lâché. Beaucoup d'entre eux en parlent sans en avoir toujours une définition bien précise. Tous sont toutefois d'accord pour dire qu'après la nationalisation, il est important que les travailleurs prennent le contrôle de l'usine, de leur usine. Pour William, les premières tables rondes qui ont eu lieu entre d'un côté les travailleurs de SIDOR et de l'autre, Maria Cristina Iglesias, ministre du Travail, et Jorge Giordani, ministre de la Planification, sont essentielles. Elles marquent l'importance de l'écoute du gouvernement. «Elles doivent permettre de réfléchir à une production de l'acier non pas à l'échelle de la seule SIDOR mais bien à l'échelle de la région de Guayana (sud-est du pays). La production devrait ainsi passer de 4 à 15 millions de tonnes par an, en concertation avec les ouvriers qui décident combien et comment produire», indique William.
César note que les ouvriers ne doivent pas simplement appliquer un plan de production qui serait décidé par la direction ou l'Etat, mais participer à l'élaboration même de ce plan. «Même le budget doit faire l'objet d'un vote en assemblée ouvrière» argue-t-il, avant de préciser : «Quelles machines doit-on acheter ? Quelles doit-on réparer ? Pourquoi ?... Tous les budgets, tous les comptes doivent être transparents pour permettre à chacun de participer à la conduite de son usine». C'est aussi ce qui vient en premier à la bouche de José Eduardo quand il parle de contrôle ouvrier. Il veut «savoir combien est dépensé, combien est investi, de combien sont les bénéfices». Et à ceux qui pensent que les ouvriers ne sont pas prêts à assumer le contrôle de leur usine, il se plaît à rappeler qu'il y a un peu plus d'un an, ce sont les mêmes qui ne croyaient pas possible une nouvelle nationalisation de SIDOR.
De ce point de vue là, on ne peut que concéder que les derniers évènements semblent lui donner entièrement raison. En effet, le 21 mai dernier, Hugo Chavez lors d'une rencontre avec les travailleurs de Guayana, annonce de nouvelles nationalisations avant d'évoquer la question du contrôle ouvrier.
Tirer les leçons de SIDOR pour les nationalisations futures
Concrètement, lors de cet atelier Hugo Chavez mentionne la possibilité pour les ouvriers d'élire leur propre direction, en concertation avec lui. «Je suis d'accord pour qu'on commence à élaborer une loi afin de réguler cela. Je suis prêts à ce que, ensemble, avec votre participation et celle du Président de la République, nous choisissions le gérant de l'entreprise», annonce-t-il alors aux travailleurs en précisant qu'il s'agit maintenant de «dessiner de nouveaux modèles afin de commencer la transition».
Mais un autre pas important est également franchi ce jour-là: la nationalisation des quatre entreprises du secteur briquetier (produisant des briquettes de minerai de fer ), ainsi que de deux autres usines complémentaires.
Parmi les quatre briqueteries figure l'entreprise Materiales Siderúrgicos (Matesi), que Techint avait acheté pour 120 millions de dollars en 2004 dans le but de contribuer, à long terme, à augmenter la production de SIDOR. Au moment de la nationalisation de cette dernière, les travailleurs de Matesi discutaient eux-aussi une convention collective. A peine trois mois après l'approbation de cette convention, l'entreprise privée décida de casser son engagement et de réduire le salaire des travailleurs de 45%, argumentant l'imminence de la crise mondiale.
«Cette attaque de l'entreprise sur les salaires agît comme un détonateur et mit en évidence le degré d'exploitation exercé par la multinationale. Cela nous a également renforcé dans notre travail politico-stratégique», commente Daniel Rodríguez, secrétaire général du syndicat de Matesi et membre du collectif Marea Socialista. Pour lui, l'exemple de SIDOR est essentiel dans la lutte engagée par les entreprises voisines. Et le contrôle ouvrier s'impose comme une nécessité dans quelque processus de nationalisation.
Aussi, quand le président Chavez parle d'un choix de direction partagé avec les ouvriers, Daniel acquiesce. Toutefois il précise «qu'avant de chercher à l'extérieur de l'entreprise des personnes sans doute compétentes mais ne connaissant pas les problématiques de l'usine, il peut être judicieux de voir les talents qui pourraient émerger en interne». Les travailleurs, sont de ce point de vue là, sans doute les mieux placés pour les connaître.
La nationalisation de SIDOR a également joué un rôle important dans la motivation des travailleurs des briqueteries pour mener leur combat. «SIDOR est pour nous une expérience à prendre en compte. Et même à un an de la nationalisation, je pense que les plus gros problèmes n'ont pas encore émergé ! C'est loin d'être facile parce qu'il s'agit de changer une structure capitaliste et d'aller vers un système socialiste», ajoute-t-il.
Daniel, William et leurs camarades ont des fois bien du mal à voir ce que pourrait être un système socialiste. Ils sont pourtant sûrs d'une chose, avec la nationalisation de SIDOR, la situation semble maintenant offrir d'autres perspectives, et pour une fois, ils font partie des acteurs principaux.
De Caracas,
Fernando Esteban et Sébastien Brulez
Prochain Numéro de Tout est à nous !
SIDOR en quelques dates...
1953: Le gouvernement vénézuélien, alors sous la dictature de Marco Pérez Jiménez, prend la décision de construire une usine sidérurgique dans l'état de Bolivar (sud-est du pays). Est alors créé le Bureau des Études Spéciales de la Présidence de la République, a qui est confié notamment le projet sidérurgique.
1964: Création de l'entreprise publique CVG Sidérurgie de l'Orénoque C.A. (SIDOR) qui prend en charge la direction de l'usine existante.
1997 : Privatisation de SIDOR par le président Rafael Caldera et son ministre de la Planification Teodoro Petkoff. L'usine est vendue au groupe argentin Techint. Le nombre de travailleurs en CDI passe en quelques temps de 15 000 à 5 000.
9 avril 2008 : Hugo Chavez annonce la nationalisation de SIDOR. La décision est prise parce que le groupe Techint refusait d’améliorer les conditions de travail des salariés lors de la négociation d'un nouveau contrat collectif. Les travailleurs luttaient depuis plus d’un an en demandant l’amélioration de leurs salaires, de leur niveau de retraites, ainsi que l’intégration des 9 000 salariés sous-traitants.
12 juillet 2008 : Le gouvernement vénézuélien prend le contrôle complet de la Sidérurgie de l’Orénoque (SIDOR), qui à partir de ce jour s’appellera «Sidérurgie de l’Orénoque Alfredo Maneiro», en l’honneur du dirigeant politique communiste et rebelle vénézuélien mort en 1982.
2 mai 2009: Le Venezuela rachète officiellement SIDOR pour 1,97 milliard de dollars.
21 mai 2009: Lors d'une rencontre avec les travailleurs des entreprises de base, le président Chavez annonce la nationalisation des 4 usines du secteur briquetier (produisant des briquettes de minerai de fer et des plaques de fer). De cette façon, le cycle de production de l'acier passe entièrement sous contrôle de l'Etat, depuis les mines de fer jusqu'à la sidérurgie.
20 avril 2009
El Frente Socialista de Trabajadores del Táchira protesta la Decisión de Expulsar del PSUV a Vilma Vivas.
El Frente Socialista de Trabajadores del Táchira protesta la Decisión de Expulsar del PSUV a Vilma Vivas , Coordinadora de la Comisión de Organizaciones Sociales y Poder Popular y Coordinadora Nacional de la Unión Nacional de Trabajadores en el Táchira.
Ante el anuncio realizado en rueda de prensa por parte del vicepresidente del PSUV para la región andina
Freddy Bernal y del Buró Político del PSUV- Táchira donde incluyen a la camarada Vilma Vivas en un listado de compatriotas expulsados del partido por doble militancia o actos de indisciplina, el Frente Socialista de Trabajadores del Estado Táchira que lo conforman los treinta y tres sindicatos que integran la Unión Nacional de Trabajadores-Táchira y los Comités de Trabajadores y Trabajadoras por el SÍ, organizados en todo el estado para la aprobación de la enmienda constitucional, todos militantes-activistas del PSUV, acordamos fijar nuestra posición de rotundo rechazo a esta decisión debido a que consideramos que la forma de realizarla, a través de los medios de comunicación y sin previa investigación ni consulta que conduzca a pruebas de los de las graves aseveraciones hechas contra la camarada, violó los derechos constitucionales consagrados en los artículos 46 (respeto a la integridad física. psíquica y moral) 49 (legitima defensa, debido proceso y asistencia jurídica) 62 (derecho a participar libremente en los asuntos públicos) 67 (derecho a la participación política) y 70 (proceso de revocación de mandato sin consulta popular ni asamblea de militantes).
El atropello a esta reconocida líder obrera nacional que se ha destacado por su inquebrantable lucha por los intereses de los trabajadores y el pueblo a lo largo de años de compromiso revolucionario en la construcción del socialismo, no sólo se hace contra una camarada sino contra todo el movimiento de trabajadores a nivel nacional e internacional teniendo en cuenta que quien ataca a los trabajadores ataca la revolución, porque sin trabajadores no hay socialismo.
Este colectivo de luchadores sociales que hacemos vida en las bases partidarias y que en las organizaciones de la que somos voceros están incluidos miles de trabajadores y trabajadoras está de acuerdo de que hay que revisar a fondo al PSUV-Táchira, debido a las tres derrotas electorales consecutivas de la revolución en la región, pero tenemos que hacerla desde las bases en asambleas e incluyendo a todas las instancias del partido lo que abarca al Buró Político y al Vicepresidente de la región quienes tienen la mayor responsabilidad en estos fracasos.
En el caso de la camarada Vilma Vivas exigimos una rectificación pública por parte de Freddy Bernal y el Buró Político del PSUV-Táchira donde se enmiende el escarnio de que fue objeto, así como integrantes del Frente Socialista de Trabajadores, que este caso de injusticia política sea llevado a discusión en la dirección nacional del partido y que allí el Buró Político Regional y Freddy Bernal sean citados y con presencia de la camarada y una comisión de este frente se debata las “pruebas” hasta ahora no presentadas por las que este reducido grupo de personas tomaron esa decisión nefasta para el proceso, precisamente, cuando estamos preparando la gran marcha regional del 1ro. de Mayo en repudio a las acciones del gobierno regional fascista que ha despedido masivamente y de forma injustificada a miles de compatriotas, arremetido contra las misiones y negado los recursos a los consejos comunales y alcaldías.
Por último le hacemos una convocatoria a todas las organizaciones sociales y la militancia política revolucionaria que conoce la trayectoria de esta camarada, para que comencemos a nivel nacional e internacional una campaña de pronunciamientos públicos dirigidos a la dirección nacional del PSUV y al presidente Hugo Chávez en solidaridad de clase y de rechazo contundente a esta medida arbitraria contra los trabajadores socialistas.
Por el Frente de Trabajadores Socialistas del Táchira:
SUTEET SUTAJ SUTADF SINTRALTOR SITALPEMU SINTRAMINTA SINTRAPRES SINTRAMAPA SUTRAHOST SUTIME SNATSAL SUTRAIPASME UNION BOLIVARIANA DE TRABAJADORES DE LA CONSTRUCCIÓN-TACHIRA SINTRACAFEA UNTRASSET PROFESORES DEL POLICTECNICO SANTIAGO MARIÑO SUCLET SINTRABOLGASTA SUTERCA SINTRASECLIN SINTRAMOBELAR SUTIESETA SINTRAPASCAT SINTRACAD SUTSVPTA SINTRAMOVISTAR SUTRAMEN SINDICATO UNICO DE TRABAJADORES DE TRANSPORTE DE GASOLINA, GASOIL Y QUEROSENE EN EL ESTADO TACHIRA SINDICATO DE TRABAJADORES DE LA ALCALDIA DEL MUNICIPIO BOLIVAR SINDICATO DE TRABAJADORES DE LA ALCALDIA DEL MUNICIPIO CARDENAS. SINDICATO DE TRABAJADORES DEL CALZADO DEL ESTADO TACHIRA, FRENTE DE TRABAJADORES DE LA CULTURA EN EL ESTADO TACHIRA.
PORQUE SIN LA CLASE TRABAJADORA, NO HAY SOCIALISMO
QUE SE REVISEN DESDE LAS BASES TODAS LAS INSTANCIAS DEL PSUV-TACHIRA
CON LA PRESENCIA DE VARIOS INTEGRANTES DE LA DIRECCION
03 avril 2009
C'est trèèèèès bête !
Polémique sur les déclarations de Miss Univers sur Guantanamo
Source AFP
Les déclarations de la Miss Univers 2008, la Vénézuélienne, Dayana Mendoza, lors de son voyage à la base navale de Guantanamo, où les États-Unis ont plus de 200 prisonniers, ont provoqué une vive polémique dans la presse des pays d'Amérique du Sud.
La jeune fille a écrit dans son blog, cité par les médias locaux, que Guantanamo est un "lieu de détente, calme et beau", ce qui a été accueillie avec énormément d’étonnement dans son pays d'origine. "C’était trèèèèès amusant", écrit Dayana Mendoza. Elle et Crystle Stewart, Miss Etats-Unis, ont visité une plage "incroyable" et ont assisté à une démonstration de chiens militaires. "Nous avons visité les camps et vu les cellules, les douches, comment les prisonniers peuvent se divertir avec des films, des cours d'art, des livres. C’était très intéressant", a déclaré la reine de beauté.
Une journaliste d'une chaîne de télévision privée locale a appelé l'attention sur la nécessité de former les reines de la beauté qui soient informés de ce qui se passe la scène internationale. "Nous devons avoir des Miss mieux formées", a déclaré la journaliste Ana Karina Villalba, rappelant qu’il y a quelques années en plein concours, une Miss Venezuela avait déclaré "beaucoup aimer la musique de William Shakespeare."
La présidente de l'Organisation Miss Univers, Paula M. Shugart, a tenté de venir au secours de Dayana Mendoza, en expliquant que Miss Venezuela, par le biais de son blog, voulait remercier les organisateurs pour "l'hospitalité" avec laquelle elle avait été reçue à la base.
Toutefois, les commentaires de Mendoza sur Guantanamo ont été retirés immédiatement de son blog. Mais il était déjà trop tard. Plusieurs sites Internet avaient déjà relayé les déclarations de la Miss Univers de 22 ans, avec moultes critiques et moqueries. "Il faut mettre Dayanita en prison", "Venez en vacances à Guantanamo parce que c’est trèèèès amusant", indiquaient certains commentaires.
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a ordonné en janvier la fermeture de la prison de Guantanamo d’ici à un an, après que de nombreux rapports sur les mauvais traitements physiques aux détenus aient été publiés.
02 avril 2009
Olivier sur Aporrea
Nous fêtons en ce moment le troisième anniversaire du CIM. A cette occasion, de nombreux invités internationaux ont accepté d'écrire une lettre de félicitation. Celles-ci sont publiés successivement sur Aporrea. Aujourd'hui c'était au tour d'Olivier. Je vous laisse le soin de lire, en espagnol, ce qu'il a écrit.
El Centro Internacional Miranda, órgano vital del proceso bolivariano
Por Olivier Besancenot
Como revolucionario, se sabe muy bien la importancia y la necesidad de compartir las experiencias vividas que tengan el objetivo de cambiar este mundo para lograr uno mejor. Así que, desde el principio, la experiencia del proceso bolivariano nos llamó la atención. No solamente para participar en la red de solidaridad con Venezuela, sino para aprender de este proceso. Así, numerosos compañeros de la Liga Comunista Revolucionaria de Francia, se fueron a Venezuela, unos de visita, otros para quedarse más tiempo, todos para apoyar la revolución bolivariana. Por mi parte, como vocero de la LCR, tuve la suerte de acercarme a este proceso dos veces. La primera vez, fue durante el Foro Social Mundial de Caracas en el año 2006. Fue la ocasión de encontrarme con varios dirigentes políticos y sindicales revolucionarios venezolanos. Fue la ocasión también de empaparme del proceso y de poder ver sus fantásticos logros.
La segunda vez, fue el año pasado cuando fui invitado por el Centro Internacional Miranda. Estuve en el Centro para hablar esta vez del proceso nuestro, el que nos estaba conduciendo a construir en Francia un Nuevo Partido Anticapitalista, capaz de juntar todas las fuerzas anti-capitalistas francesas y de proponer un nuevo modelo, una sociedad donde se podría promover el Socialismo del Siglo XXI. Por supuesto, la experiencia bolivariana nos inspiró mucho y sigue siendo fuente continua de inspiración. Así que yo estuve muy orgulloso de presentar la experiencia política nuestra en Venezuela, particularmente en una fundación del gobierno como el Centro Internacional Miranda.
El CIM es un espacio necesario e indispensable dentro de un proceso revolucionario. Buscar las experiencias novedosas, traer para Venezuela militantes internacionalistas, intelectuales, investigadores para, a la vez, compartir sus propias reflexiones y comprender el proceso bolivariano es vital para cualquier proceso popular revolucionario. Nosotros, como militantes internacionalistas, sabemos la necesidad de proyectarse no al nivel de un solo país, sino a nivel mundial. Cualquier movimiento revolucionario para vencer tiene que expandirse, sino está condenado a morir. El CIM juega un papel muy importante en la discusión, impulso y dar contenido al socialismo del siglo XXI. En este sentido, ¿Cómo pasar de primera rupturas con el imperialismo como lo ha iniciado la revolución bolivariana e ir más lejos hacia el socialismo? Esto implica una confrontación con las clases dominantes que no quieren dejar su poder económico. Esto supone de elaborar sobre el modo de producción, la cuestión de la propiedad, el modo de consumo, de apropiación pública y social, de control o gestión popular. Todos estos temas deben ligar democracia socialista y socialismo de siglo XXI.
Entonces, el trabajo del CIM, y en primer lugar el de su presidente, Luis Bonilla-Molina, es de primera importancia para que se mantenga el dinamismo del proceso bolivariano, pero también para que se difundan las ideas del Socialismo del Siglo XXI. Yo recuerdo por ejemplo, la declaración final que se hizo después la conferencia “Respuestas desde el Sur a la crisis económica mundial”. Esa declaración tuvo repercusiones fuertes a nivel mundial, y por ejemplo nosotros a nivel de nuestro partido, discutimos las propuestas hechas.
Ahora, un año después de mi última visita a Venezuela, nuestro Nuevo Partido Anticapitalista ya nació. La vieja Liga Comunista Revolucionaria, después de más de cuarenta años de existencia se disolvió para dejar espacio a nuestra nueva herramienta política. Más de diez mil personas decidieron afiliarse. Más de 45 países y 70 organizaciones políticas estaban presentes en nuestro congreso de fundación, incluso el propio embajador de Venezuela en Francia. Verdaderamente, nuestra decisión de fundar un gran partido anticapitalista ya representa una nueva esperanza para muchas organizaciones revolucionarias a través el mundo. Y si había que presentar la experiencia nuestra en Venezuela, para tratar de aportar de manera muy humilde nuestra piedra al edificio revolucionario, será con mucho entusiasmo y cariño que visitaría de nuevo al CIM, a este espacio de alto nivel político, tan útil al proceso bolivariano.
Olivier Besancenot fue el vocero de la antigua Liga Comunista Revolucionaria. El es
fundador y actual vocero del Nuevo Partido Anticapitalista.
27 mars 2009
Point sur la santé économique vénézuélienne
En cette période de crise économique (et non pas financière), l'opposition vénézuélienne fait feu de tout bois pour tenter de discréditer le gouvernement Chavez et sa conduite du pays. Quelques chiffres valant toujours mieux qu'un grand discours, je préfère vous livrer les statistiques issues de divers organismes officiels (Banque Centrale, Ministère de la Planification, Institut des Études Statistiques... ). Pour le reste je vous renvoi à l'excellent article de Sébastien sur les mesures anticrises prises, samedi dernier, par Chavez.

Croissance nationale (évolution du PIB)
L'économie vénézuélienne a augmenté durant 21 trimestres consécutifs, poussée par les divers secteurs productifs du pays, malgré la récession économique vécue par divers pays du monde.
Extrême pauvreté
Pourcentage de personnes en situation d'extrême pauvreté, par semestre, de 1990 à 2008.
Taux de Chômage mensuel
Le taux de chômage du mois de février 2009 est de 7,40% poursuit sa tendance à la baisse. Il doit être comparé avec le taux 7,60% à la même période de l'année passée.
Taux de chômage en Amérique Latine
Dans les principales économies latino-américaines, on commence à noter de forts signes d'augmentation du taux de chômage, sauf pour l'économie vénézuélienne, qui malgré sa troisième position, offre un des taux les plus bas pour les mois de janvier et février de cette année.
Revenu légal minimum en bolivars
(salaire minimum et tickets d'alimentation) de 1988 à 2009
Salaire minimum en Amérique Latine en dollars en 2009
10 mars 2009
Le Venezuela s’attaque au problème alimentaire
Prenant sans doute acte des revendications populaires qui ont fait jour durant la dernière campagne référendaire, Hugo Chavez a décidé de s’attaquer de front à l’un des problèmes majeurs de l’économie vénézuélienne, à savoir l’inflation et la pénurie dans le secteur alimentaire.
Il n’est pas rare d’avoir du mal à trouver des produits de première nécessité dans le supermarché du coin, quand dans les grands centres commerciaux où la bourgeoisie fait ses courses les rayons sont pleins de produits de luxe. La raison ? Une pénurie contrôlée par les multinationales qui approvisionnent au compte goutte pour générer du mécontentement. S’appuyant sur une loi sur la souveraineté alimentaire décrétée il ya six mois et qui renforce le contrôle de la production des entreprises du secteur alimentaires, Chavez a donc décidé d’agir. Ainsi deux usines de riz viennent d’être réquisitionnées par l’Etat bolivarien. La première appartenant à une filiale mexicaine du céréalier mexicain Cargill est situé dans l'Etat de Portuguesa (centre), la seconde est elle la propriété du groupe Alimentos Polar, de la famille Mendoza, l’une des plus riches familles du pays. Chavez en a d’ailleurs profité pour recommander au président de Empresas Polar, Lorenzo Mendoza, de ne pas se laisser emporter par les groupes d'opposition qui tentent de le renverser à tout prix. Il faisait ainsi allusion à la récente rencontre qui à eu lieu en Espagne entre José María Aznar, et les principaux chefs d’opposition vénézuéliens, Julio Borges, Omar Barboza et Luis Ignacio Planas.
Toutefois tout en réquisitionnant ces usines, il serait bon que l’Etat enquête sur les responsables de ces pénuries chroniques. Cette enquête pourrait ainsi être accompagnée de mesure visant à développer dans ces usines le contrôle ouvrier, afin de garantir la bonne marche de la production et de la distribution.
Mais l’entreprise Polar n’a pas été la seule à subir les foudres présidentielles. Dimanche 8 mars, Hugo Chavez a donné deux semaines au groupe mexicain Coca-Cola Femsa, principale société d'embouteillage de sodas en Amérique latine, pour libérer un terrain de Caracas où elle gare ses véhicules. Ce terrain d’un hectare est en effet destiné à la construction de logement à bas prix dans le quartier de Catia à Caracas.
Par ailleurs, Chavez s’est dit inquiet de la hausse des prix dans les restaurants, notamment dans les areperas (la arepa, pain de mais fourré, est la base de l’alimentation vénézuélienne). Notant notamment que le coût des hôtels et restaurants avait augmenté deux fois plus en février que le taux d'inflation mensuel, il s’est dit prêt à ouvrir des restaurants pour le peuple afin de contrer cette inflation démesurée.




















