El Salsero

Journal de bord de ma vie d'expatrié français au Venezuela

28 novembre 2009

CHAVEZ : POUR UNE Ve INTERNATIONALE !

Lors d’une rencontre internationale des partis de gauche tenue à Caracas du 19 au 21 novembre 2009, Hugo Chavez a lancé un appel pour une Ve Internationale Socialiste qui, selon lui, devrait rassembler des partis de gauche et des mouvements sociaux. Selon le président du Parti socialiste uni du Venezuela, la Ve Internationale doit constituer « un instrument pour l’unification et l’articulation de la lutte des peuples pour sauver cette planète» . Dans une situation politique mondiale marquée par une crise globale du système capitaliste, c’est un fait suffisamment important pour le souligner.
En effet, les responsables ou partis qui posent la question de l’Internationale ne courent pas les rues, c’est le premier mérite de l’appel de Chavez.
D’autant que cet appel s’accompagne d’une déclaration qui dénonce le caractère systémique de la crise capitaliste, au-delà de ses dimensions financières et bancaires, et réaffirme la perspective du socialisme du XXIe siècle. Elle appelle à l’urgente mobilisation contre la nouvelle offensive impérialiste, en Amérique latine, de l’administration nord-américaine et de la droite latino-américaine.
Sur la base de cet appel, c’est un large front anti-impérialiste mondial qui peut se constituer pour marquer sa solidarité avec la lutte des peuples pour leurs droits sociaux et politiques, pour s’opposer aux nouvelles bases nord-américaines en Colombie, pour appuyer, en particulier, la mobilisation du peuple du Honduras contre le nouveau régime dictatorial.
Dans le bras de fer qui oppose les puissances impérialistes aux luttes des peuples, un tel front mondial constituerait un instrument important pour combattre le pouvoir des classes dominantes, non seulement en Amérique latine mais dans le monde entier.
Nous sommes prêts, comme nous l’avons fait depuis le début, dans la solidarité avec la révolution cubaine, la révolution bolivarienne, avec les expériences de Bolivie et d’Equateur, à nous engager pleinement dans le combat commun contre les attaques impérialistes et à prendre toute notre place dans ce front anti-impérialiste mondial.
C’est aussi dans ce cadre que se poserait le processus de construction d’une nouvelle Internationale. Chavez appelle à la constitution d’une Ve Internationale Socialiste. Cela remet à l’ordre du jour la discussion sur une nouvelle Internationale. Chavez situe la constitution d’une Ve Internationale dans la continuité de la IVe. Nous l’avons déjà déclaré à maintes reprises : qu’importent les étiquettes, s’il y a convergence sur le contenu. Mais la constitution d’une nouvelle Internationale implique tout un processus autour d’un programme, une politique, une organisation, qui doit être mené sur la base d’une large discussion avec tous les protagonistes.
Il y a, en effet, une nouvelle période historique, où les clivages entre divers courants révolutionnaires peuvent être surmontés sur la base d’une « nouvelle compréhension commune des évènements et des tâches ». De ce point de vue, il ne s’agit pas de discuter des bilans historiques des uns et des autres, mais il est décisif de tirer ensemble les enseignements du stalinisme et de la social-démocratie pour que les tragédies et les erreurs du passé ne se reproduisent pas.
Chaque parti, chaque organisation, chaque courant, chaque militant doit contribuer à ce débat. Pour ce qui concerne la IVe Internationale, elle a déjà formulé, à de nombreuses occasions, ses propositions :
* Un programme anti-impérialiste et anti-capitaliste de revendications d’urgence, qui parte des revendications et besoins sociaux des classes populaires, propose une nouvelle répartition des richesses, l’appropriation publique et sociale des secteurs-clés de l’économie et débouche sur la transformation révolutionnaire de la société.
* L’unité d’action de toutes les organisations, courants, militants contre les attaques des gouvernements et des classes capitalistes.
* L’indépendance des mouvements sociaux, des associations et des organisations syndicales vis-à-vis des partis et des États.
* La solidarité avec toutes les luttes des peuples contre toutes les puissances impérialistes.
* La lutte contre les oppressions et la défense des droits des femmes, des homosexuels, des jeunes et des immigrés.
* La lutte pour des gouvernements des travailleurs et des classes populaires qui satisfassent les principales revendications sociales et écologiques, s’appuient sur la mobilisation de la population et son contrôle sur les principaux secteurs de l’économie. Cette perspective implique de ne pas participer à des gouvernements de gestion de l’État et de l’économie capitaliste avec les partis du centre gauche ou de la social-démocratie.
* Le caractère central de l’auto émancipation et de l’auto organisation des peuples dans le projet de renversement du capitalisme.
* Un projet écosocialiste qui combine la satisfaction des besoins sociaux ainsi que le respect et l’équilibre de notre écosystème. En ce sens, nous avons beaucoup à apprendre des peuples indigènes d’Amérique du Sud et de leur rapport à la terre.
* La démocratie socialiste comme projet de société : autogestion de l’économie, démocratie, et pluralisme des partis et mouvements sociaux.

Voilà quelques pistes de discussion pour avancer dans la voie du rassemblement de tous les anticapitalistes à l’échelle internationale. Ce sont les premières idées que nous défendrons dans le processus de constitution d’une  nouvelle Internationale.
Enfin, l’appel de Chavez à une Ve Internationale constitue aussi un point d’appui lorsqu’il pose la question d’une nouvelle Internationale, indépendamment de la IIe  dont sont membres des organisations comme les partis sociaux-démocrates, le PRI mexicain ou le PT brésilien. Mais il faut aussi clarifier une question dans la construction d’une nouvelle Internationale, c’est la différence entre les politiques d’État et la construction d’un projet politique. Une chose est de conclure des accords économiques et commerciaux avec des États dirigés par des gouvernements anti-impérialistes, d’en conclure avec d’autres États, y compris dotés de régimes réactionnaires, ou encore de s’opposer à des attaques de l’impérialisme contre certains pays, autre chose est le soutien politique apporté à des régimes comme ceux du Parti communiste chinois ou de la République Islamique d’Iran… Le projet d’une Ve Internationale ne peut de près ou de loin être associé à ces régimes.
Encore une fois, cet appel crée les conditions d’une nouvelle discussion internationale, indissociable de la solidarité avec la révolution bolivarienne. C’est dans cet esprit que la IVe internationale, ses organisations et ses militants, répondront « présents » !

François Sabado
Membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale


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20 novembre 2009

Le processus bolivarien face à lui-même

Le 15 novembre dernier, les militants du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) étaient appelés à élire leurs délégués au Congrès extraordinaire qui se déroulera du 21 novembre au 13 décembre. Ce congrès arrive à un moment clé pour le parti mais aussi pour le processus bolivarien qui affronte de plus en plus les conséquences de sa bureaucratisation.

Sébastien Brulez, Caracas


Près de 2,5 millions de militants du PSUV ont élu 772 délégués parmi 1800 candidats et candidates, le tout supervisé par le Conseil national électoral (1). «Il n'y a aucun doute sur le fait que cela a été une grande journée démocratique», commente Gonzalo Gómez, militant du PSUV élu parmi les délégués pour l'arrondissement de Caracas.

Pourtant Gonzalo, comme de nombreux militants de base, aurait aimé voir une plus grande représentation de camarades liés aux travailleurs, aux paysans et à ce qu'on appelle ici «la révolution dans la révolution». C'est une demande qui se fait de plus en plus sentir dans le mouvement populaire face à l'inefficacité de la bureaucratie et, bien souvent, la corruption qu'elle entraîne.

«Les militants ont élu directement leurs représentants au congrès, cependant tous ces votes n'ont pas la même orientation. Il existe des différences politiques parmi les délégués, des différences sur les rythmes que doit suivre la révolution, des différences sur la relation entre le parti et l'Etat, etc.», explique Gonzalo, qui est également co-fondateur du site web d'information alternative Aporrea.org.

Il faut dire que jusqu'à présent, la relation parti-Etat n'a pas vraiment favorisé l'apparition de nouvelles figures politiques. En mai dernier le président vénézuelien Hugo Chávez, qui est aussi le président du PSUV, avait annoncé une réorganisation du parti en désignant les responsables des directions régionales. Résultat: la première vice-présidente du parti n'est autre que Cilia Flores, présidente de l'Assemblée nationale (Parlement). Et parmi les six responsables régionaux, quatre sont des ministres en fonction.

C'est donc là l'un des principaux défis de ce congrès, arriver à installer un rapport de force face à la bureaucratie. «Le parti représente encore énormément l'appareil d'Etat», reconnait Gonzalo. Mais l'organisation manque également de structures intermédiaires, entre les «patrouilles» (unités de bases réorganisées récemment et composées de 20 à 30 de militants) et les directions régionales, ce qui rend la tâche des cadres moyens plus difficile et ne facilite pas du tout la communication entre ces mêmes patrouilles.

Un congrès au tiroir?

En janvier 2008, le PSUV avait réalisé son congrès de fondation, qui devait jeter les bases de son fonctionnement démocratique. Cependant, beaucoup de questions restent toujours sans réponse à l'heure actuelle. Gonzalo Gómez estime que ce congrès de décembre sera le véritable congrès de fondation du parti. «Le congrès de 2008 n'a pas été mené à son terme. Les statuts et la déclaration de principes ont été approuvés, mais le parti et sa direction n'ont pas assimilé ces apports avec maturité. Nous étions en période préélectorale et cela a fait en sorte que ces propositions se retrouvent au tiroir», ajoute-t-il.

Le fonctionnement du parti sera donc à l'ordre du jour mais les militants demandent aussi une définition claire du projet socialiste. La participation des travailleurs dans la gestion des entreprises, la nécessité de rompre les structures de l'Etat bourgeois et d'avancer vers un véritable pouvoir populaire seront également mis sur la table par certains délégués. «Les propositions des mouvements sociaux doivent parvenir au parti, les travailleurs doivent eux aussi avoir une plus grande place dans la direction et passer des revendications syndicales aux revendications politiques. Il y a des pas qui sont fait dans ce sens», précise Gonzalo.

Finalement, les failles internes du PSUV ne sont que le reflet des freins qui pèsent sur le processus en cours au Venezuela. Enquilosé par la bureaucratie, il a encore l'opportunité d'avancer mais doit agir vite. L'ex-vice président de la République, José Vicente Rangel, alertait récemment dans un article publié dans la presse locale sur «le pessimisme qui avance dangereusement». Le titre de son article: «Quelque chose est en train de se passer»...



Note:

(1) Au Venezuela le «pouvoir électoral» constitue un pouvoir à part entière, en plus de l'Exécutif, du Législatif, du Judiciaire et du pouvoir citoyen. Le Conseil national électoral (CNE) est chargé d'organiser non seulement les élections classiques mais également les élections internes des organisations syndicales et politiques. Parmi ces dernières, le PSUV est la seule jusqu'à présent à avoir rempli cette exigence démocratique pourtant reconnue dans la Constitution.

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20 avril 2009

El Frente Socialista de Trabajadores del Táchira protesta la Decisión de Expulsar del PSUV a Vilma Vivas.

El Frente Socialista de Trabajadores del Táchira protesta la Decisión de Expulsar del PSUV a Vilma Vivas , Coordinadora de la Comisión de Organizaciones Sociales y Poder Popular y Coordinadora Nacional de la Unión Nacional de Trabajadores en el Táchira.
Ante el anuncio realizado en rueda de prensa por parte del vicepresidente del PSUV para la región andina VilmaFreddy Bernal y del Buró Político del PSUV- Táchira donde incluyen a la camarada Vilma Vivas en un listado de compatriotas expulsados del partido por doble militancia o actos de indisciplina, el Frente Socialista de Trabajadores del Estado Táchira que lo conforman los treinta y tres sindicatos que integran la Unión Nacional de Trabajadores-Táchira y los Comités de Trabajadores y Trabajadoras por el SÍ, organizados en todo el estado para la aprobación de la enmienda constitucional, todos militantes-activistas del PSUV, acordamos fijar nuestra posición de rotundo rechazo a esta decisión debido a que consideramos que la forma de realizarla, a través de los medios de comunicación y sin previa investigación ni consulta que conduzca a pruebas de los de las graves aseveraciones hechas contra la camarada, violó los derechos constitucionales consagrados en los artículos 46 (respeto a la integridad física. psíquica y moral) 49 (legitima defensa, debido proceso y asistencia jurídica) 62 (derecho a participar libremente en los asuntos públicos) 67 (derecho a la participación política) y 70 (proceso de revocación de mandato sin consulta popular ni asamblea de militantes).
El atropello a esta reconocida líder obrera nacional que se ha destacado por su inquebrantable lucha por los intereses de los trabajadores y el pueblo a lo largo de años de compromiso revolucionario en la construcción del socialismo, no sólo se hace contra una camarada sino contra todo el movimiento de trabajadores a nivel nacional e internacional teniendo en cuenta que quien ataca a los trabajadores ataca la revolución, porque sin trabajadores no hay socialismo.
Este colectivo de luchadores sociales que hacemos vida en las bases partidarias y que en las organizaciones de la que somos voceros están incluidos miles de trabajadores y trabajadoras está de acuerdo de que hay que revisar a fondo al PSUV-Táchira, debido a las tres derrotas electorales consecutivas de la revolución en la región, pero tenemos que hacerla desde las bases en asambleas e incluyendo a todas las instancias del partido lo que abarca al Buró Político y al Vicepresidente de la región quienes tienen la mayor responsabilidad en estos fracasos.
En el caso de la camarada Vilma Vivas exigimos una rectificación pública por parte de Freddy Bernal y el Buró Político del PSUV-Táchira donde se enmiende el escarnio de que fue objeto, así como integrantes del Frente Socialista de Trabajadores, que este caso de injusticia política sea llevado a discusión en la dirección nacional del partido y que allí el Buró Político Regional y Freddy Bernal sean citados y con presencia de la camarada y una comisión de este frente se debata las “pruebas” hasta ahora no presentadas por las que este reducido grupo de personas tomaron esa decisión nefasta para el proceso, precisamente, cuando estamos preparando la gran marcha regional del 1ro. de Mayo en repudio a las acciones del gobierno regional fascista que ha despedido masivamente y de forma injustificada a miles de compatriotas, arremetido contra las misiones y negado los recursos a los consejos comunales y alcaldías.
Por último le hacemos una convocatoria a todas las organizaciones sociales y la militancia política revolucionaria que conoce la trayectoria de esta camarada, para que comencemos a nivel nacional e internacional una campaña de pronunciamientos públicos dirigidos a la dirección nacional del PSUV y al presidente Hugo Chávez en solidaridad de clase y de rechazo contundente a esta medida arbitraria contra los trabajadores socialistas.
Por el Frente de Trabajadores Socialistas del Táchira:
SUTEET SUTAJ SUTADF SINTRALTOR SITALPEMU SINTRAMINTA SINTRAPRES SINTRAMAPA SUTRAHOST SUTIME SNATSAL SUTRAIPASME UNION BOLIVARIANA DE TRABAJADORES DE LA CONSTRUCCIÓN-TACHIRA SINTRACAFEA UNTRASSET PROFESORES DEL POLICTECNICO SANTIAGO MARIÑO SUCLET SINTRABOLGASTA SUTERCA SINTRASECLIN SINTRAMOBELAR SUTIESETA SINTRAPASCAT SINTRACAD SUTSVPTA SINTRAMOVISTAR SUTRAMEN SINDICATO UNICO DE TRABAJADORES DE TRANSPORTE DE GASOLINA, GASOIL Y QUEROSENE EN EL ESTADO TACHIRA SINDICATO DE TRABAJADORES DE LA ALCALDIA DEL MUNICIPIO BOLIVAR SINDICATO DE TRABAJADORES DE LA ALCALDIA DEL MUNICIPIO CARDENAS. SINDICATO DE TRABAJADORES DEL CALZADO DEL ESTADO TACHIRA, FRENTE DE TRABAJADORES DE LA CULTURA EN EL ESTADO TACHIRA.

PORQUE SIN LA CLASE TRABAJADORA, NO HAY SOCIALISMO
QUE SE REVISEN DESDE LAS BASES TODAS LAS INSTANCIAS DEL PSUV-TACHIRA
CON LA PRESENCIA DE VARIOS INTEGRANTES DE LA DIRECCION

Posté par El Salsero à 18:14 - Et si on faisait un peu de politique ? - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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