13 octobre 2009
Libertador Morales, El Justiciero
Le cinéma vénézuélien n’est pas l’un des meilleurs d’Amérique Latine. Il n’a pas la richesse des cinémas cubain, argentin ou encore brésilien. La telenovela est passé par là, et le Venezuela manque cruellement de bons acteurs et de bons réalisateurs. Les réalisateurs les plus connus sont Román Chalbaud (Caracazo) et Luis Alberto Lamata (Miranda Regresa et surtout l’excellent Jerico).
Mais depuis quelques temps, des efforts sont faits, à l’initiative du gouvernement bolivarien, pour tenter d’impulser un cinéma national de qualité. Une maison de distribution a été créée, Amazonia Films, et petit à petit de nouveaux films sortent. Certes ce sont encore des films qui ont beaucoup de défauts tant dans le jeu que la direction d’acteurs mais lentement les choses évoluent. L’un de ces films s’appelle Libertador Morales, El Justiciero, et raconte les péripéties d’un mototaxi. Peut-être qu’aurez-vous un jour la possibilité de le voir en France car Amazonia Films vient de m’embaucher pour faire le sous-titrage en français, avec l’idée d’en faire la promotion dans les pays francophones. En attendant de pouvoir le voir dans votre salle de ciné préférée, voici pour vous la bande annonce.
25 octobre 2008
Copinage
Elle s’appelle Nataly, elle a 22 ans, est vénézuélienne, et ses dessins sont proprement stupéfiants. Diplômée en communication sociale de l’Université de Los Andes, elle a notamment été lauréate de nombreux concours parmi lesquels le concours de la Tour d’or 1997 (catégorie colorie tes idées), concours du Dr Pedro Rincon Gutierrez 2000 (catégorie communication numérique), concours du Dr Pedro Rincon Gutierrez 2003 (catégorie meilleur Comic)… Elle a aussi participé à divers courts métrages et clip-vidéo de niveau national et international. Son blog s’appelle Lemur Asesino, je vous invite à aller voir…
21 octobre 2008
Amores de Barrio Adentro
Ce pays est décidément formidable. Hier soir, je décide de me poser chez moi et de me faire une soirée télé, du genre en caleçon affalé dans le canapé en buvant une Polar, la bière locale. Me laissant guider par un zapping frénétique, je tombe sur Tves. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tves (Televisora venezolana social) est la chaine qui a remplacé RCTV, quand celle-ci a été priée de diffuser son poison sur le câble et de libérer le canal public. Même si virer RCTV était une bonne chose (je rappelle à nos amis ignorants ou de l’opposition que cette chaine n’a JAMAIS été fermée), les programmes de Tves, qui l’a remplacé, n’incitent pas franchement à s’y attarder. C’est lourd, long, indigeste et sans esprit d’imagination. On dirait la télé du temps de l’ORTF. Bref tout ça pour vous dire que je ne regarde que très peu cette chaine. Et donc quelle ne fut pas ma surprise de tomber hier soir sur une telenovela, Amores de Barrio Adentro (traduisez Les amours dans le quartier).
D’abord, on ne s’étonne qu’à moitié, en se disant qu’il ne s’agit que d’une télénovela de plus (feuilleton à l’eau de rose, à la plastique des acteurs parfaite, mais au scénario inexistant, et qui en général font plus d’une centaine d’épisode). Ensuite, on se dit qu’il y a qu’en même de l’abus à diffuser ce genre de « soupe » sur une télé publique. Le temps que toutes ces réflexions atteignent mon cerveau déjà embrumé par la bière, et voilà t’y pas que je me rends compte qu’il s’agit d’une télénovela chaviste !
Amores de Barrio Adentro raconte l'histoire d'amour de deux jeunes séparés par la polarisation du pays. C’est en fait le premier soap-opéra où l'histoire d'amour se déroule sur fond de réalité sociale et politique bolivarienne. Plus précisément, Amores de Barrio Adentro raconte la romance entre une jeune fille escualida (opposant) et un militant chaviste. Alfonso est un jeune journaliste de terrain et Lucinda, une étudiante en doctorat de sociologie. L’histoire d’amour se déroule durant le coup d’Etat de l’opposition de 2002. Le tout est filmé par Roman Chalbaud, que certains d’entre vous connaissent bien, puisque nous l’avions fait venir à Toulouse dans le cadre du Cercle Venezuela. A l’époque, nous avions regretté d’avoir organisé ce débat sans avoir vu à l’avance le film qu’il était venu présenter. Je vous confirme que sa direction d’acteur ne s’est pas améliorée…

08 octobre 2008
Visite du Musée d'art contemporain de Caracas
L'un des principaux musées de Caracas est le Musée d'art contemporain de Caracas inauguré le 20 Février 1974 et qui, depuis lors, a présenté des expositions d'artistes nationaux et internationaux dans tous les genres: peinture, sculpture, dessin, le cinéma, la vidéo et la photographie.
Situé à Parque Central, adjacent de l'hôtel où je loge, c'est un bâtiment qui abrite des pièces de grande qualité réparties dans dix-sept salles. Il possède également un atelier de papier, une bibliothèque très complète spécialisée dans l'art, un atelier de créativité, une place intérieure, une salle multimédia, une galerie et un spectaculaire jardin de sculptures. Il propose également un magasin, une librairie et un café.
De fait, ce musée est un important centre culturel au haut prestige international et qui mène des programmes d'échange avec les grandes institutions internationales. On peut y admirer plus de 3000 oeuvres d'artistes tels que Henri Matisse, Joan Miro, Pablo Picasso, Marc Chagall, Reveron, Miro, Jean Arp, Botero, Victor Vasarely, Riverse, Auguste Rodin, Magdalena Abakanowicz, Jacobo Borges, Fernando Botero, Georges Braque, Asdrubal Colmenares, entre autres. Une très belle collection.


















