17 mars 2009
Fair play...
Après la gueule de bois due à la formidable pâtée prise par les Français face au quinze de la rose dans le tournoi des six nations, il y a urgence à trouver du réconfort. Pour moi, cela a pris la forme de la victoire du Venezuela 2-0 face à Porto Rico dans le World Baseball Classic, sorte de coupe du monde du baseball. Après avoir successivement gagné face aux Australiens, aux Italiens, aux Américains (excusez du peu), et aux Hollandais, cette victoire face aux Porto ricains permet au Venezuela d’accéder directement aux demi-finales. Mais au-delà de l’aspect sportif, il y a autre chose qui m’a frappé, non pas lors de ce match, mais lors du match précédent. Ce match s’est déroulé à Miami, refuge comme vous le savez des gusanos cubains ou des escualidos vénézuéliens. Les opposants vénézuéliens ont une fois de plus montré toute l’étendue de leur stupidité. Durant toute la partie, ils n’ont eu de cesse de siffler et d’insulter Magglio Ordoñez, l’un des joueurs vénézuéliens, au prétexte qu’il a prit position en faveur de Chavez. Les cris étaient si forts que d’autres joueurs de l’équipe ont tenté de faire taire les supporters et ont apporté leur soutien à Ordoñez. Décidément, la haine et l’intolérance d’une partie de l’opposition (et pas n’importe laquelle, car se payer un billet d’avion pour Miami ou y vivre n’est pas à la portée de toute les bourses) est sans commune mesure. Et quelle image triste de voir des supporters grimés aux couleurs de leur pays insulter un des leurs. On dit souvent qu’en France on a la droite la plus bête du monde, je vous assure qu’au Venezuela, elle est pas mal non plus…

Magglio Ordoñez (à droite) en compagnie de Miguel Cabrera, l'un des premiers à s'indigner de l'attitude des supporters.
05 mars 2009
J’ai rencontré le Che !
Quoiqu’il arrive aujourd’hui, je pourrai rentrer en France l’esprit tranquille. J’ai en effet rencontré Che Guevara et Fidel Castro hier après-midi. Ou du moins leur protagoniste dans le film de Steven Soderbergh, Benicio Del Toro et Demian Bichir. Venus à Caracas pour présenter les deux parties du film lors de deux séances gratuites au Nuevo Circo de Caracas, ils ont notamment eu l’occasion de s’entretenir avec Hugo Chavez.
A la sortie du palais présidentiel, une rencontre avec les étudiants de l’école de cinéma de Caracas était prévue. Seulement une trentaine de personnes étaient invités. J’ai eu ce privilège. Je vous livre ici quelques unes des photos que je n’ai pas manqué de prendre, rien que pour vous.
01 mars 2009
Putain, un an !
Il est monnaie courante de dire que le temps passe vite. Dans mon cas, j’ai l’impression qu’il file à toute vitesse. Est-ce du au fait qu’ici il n’y a pas de saison pour rythmer le temps ? Quoiqu’il en soit, voilà un an jour pour jour que j’ai déménagé ici, et j’ai l’impression que c’était hier. Non pas que vous ne me manquiez pas, mais il y a tant à faire ici que les journées passent comme des minutes. Et puis il y a ce blog commencé pour vous. Ce blog où en un an j’ai écrit 86 messages, où vous avez posté 156 commentaires, où j’ai eu près de 5000 visites. Ce blog qui me permet de maintenir le fil, et de vous dire combien je vous aime, que vous soyez à Toulouse, à Paris, à Tahiti, à La Réunion, ou bien encore en Bolivie ou en Belgique… En attendant de vous revoir, sous quelques latitudes que ce soient, voici une petite retro, rien que pour vous, de cette année écoulée.
Et toujours un peu de Salsa en cadeau pour finir...
25 février 2009
Parque Central
Pour ceux que cela intéresse, je vous propose d’en savoir un peu plus sur l’endroit où je vis, à savoir Parque Central. Ce complexe architectural, né en 1969, est devenu un des symboles de Caracas. C’était aussi à l’époque l'une des vitrines de l’architecture moderne dans une ville qui se vivait dans les années 60-70 comme un laboratoire architectural. Vous allez découvrir le documentaire Parque Central, Historia Minima de Dilanci May & Maria Araujo (avec qui j’ai eu le plaisir de travailler pour le documentaire La paz de la mariposas). Pour ceux qui ne parlent pas espagnol, le documentaire ne fait que 8 minutes, et les images sont vraiment sympas.

Parque Central, vu du Jardin botanique de Caracas
01 février 2009
Tube
Depuis quelques temps un nouveau tube fait fureur à Caracas. Le clip passe en boucle sur les chaînes de télévision publiques. Il s'agit d'une chanson du groupe madrilène Ska-P, qui a composé une chanson hommage à Chavez, et qui s'appelle (je vous le donne en mille) El Libertador. Alors pour que vous ne passiez pas à côté de ce nouveau tube, je vous le livre tel quel...
26 janvier 2009
Il est parti...
Voilà… six mois ont passé, et Christophe s’en est retourné vers le pays toulousain. Six mois de doute, de découverte, de réflexion, de travail, de voyages, de fêtes, de rire… Six mois pour changer la vie, pour voir ailleurs, pour découvrir et se redécouvrir aussi. Six mois pour ne pas avoir de regrets… Il aurait pu continuer ainsi dans un monde rassurant, où tout était connu. Il aurait pu s’abandonner coulé dans le confort de ses certitudes et de ses habitudes. Au lieu de cela, il a choisit de tout remettre en cause. De tout bousculer pour voir de ses yeux si le monde tournait vraiment comme on lui disait qu’il tournait. Les débuts furent difficiles, l’adaptation compliquée. Au-delà de l’envie de connaître, il est parfois difficile d’admettre, de comprendre. Mais sa curiosité, son regard affectueux, sans jugement, sans avis sentencieux qui approuve ou qui condamne, son envie d’apprendre de l’autre, lui ont ouvert les portes. Doucement, sans violence, sans avoir l'air de rien, il a su se fondre dans la foule, s’immiscer dans le quotidien, pour apparaître comme faisant partie du lieu. Comme s’il avait toujours était là. A tel point qu’au bout de six mois, on s’étonne presque de l’entendre dire qu’il est temps pour lui de rentrer… Et les gens de demander, comme pour se rassurer, comme pour faire taire cette peur de l’absence qu’ils appréhendent : « Quand reviens-tu ? » Il y a des besoins qu’il faut toucher du doigt pour savoir qu’ils nous sont nécessaires. Pour un petit groupe de Vénézuéliens, Christophe fait aujourd’hui partie de ces nécessités.
09 janvier 2009
Le RISAL nouveau est arrivé !
Après un an d'interruption, le site RISAL reprend ses activités. RISAL, c’est sans doute le meilleur site francophone d’information sur l’Amérique Latine. Vous y trouverez bien-sûr des articles sur le Venezuela, comme sur tout le reste du continent, une rubrique photo particulièrement bien faite, et des tonnes d’info bibliographiques. Un travail énorme de Frédéric Lévêque. Ça nous manquait !
07 janvier 2009
Leo, Leo, Leo... Leones !
Depuis octobre a commencé ici la saison de base-ball (ici, on écrit ça beisbol). C’est de loin le sport le plus populaire du pays. Cela entraîne un engouement incroyable. D’autant plus incroyable que pour moi (mais c’est une affaire de goût), je trouve ça insipide et sans intérêt. Les parties sont lentes, il y a peu d’action, et cela peut durer indéfiniment (deux à trois heures). En fait, le spectacle est plutôt dans les tribunes où les gens dansent, chantent, s’interpellent joyeusement. Tout cela arrosé de bières (beaucoup) et noyé de hamburgers et de hot-dogs (ici on dit perro caliente). Alors, avant que le championnat ne se termine, je vous propose de vous déterminer pour votre équipe favorite. Pour moi, vous l’aurez deviné sans doute, ce sont les Leones de Caracas.
06 novembre 2008
Les animaux du Venezuela
A parler tout le temps de futilités, on en oublie parfois l'essentiel. Le Venezuela, au delà des aventures que je peux y vivre et que vous partagez avec moi par l'intermédiaire de ce blog, au delà du processus politique qui m'a fait venir ici, Le Venezuela , disais-je avant de digresser, est aussi un pays d'une richesse paysagère rare. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire connaître la diversité de la faune des Caraïbes à travers ce petit film réalisé avec amour... Que le disfruten!
05 novembre 2008
De la vahiné dans l'air de Caracas
Ne vous y trompez pas, je n'ai pas tronqué la Caraïbe pour Papeete. Simplement, j'ai eu la belle surprise, il y a quelques jours, de recevoir une superbe chemise tahitienne de la part de tonton Bernard. Je n'ai pas résisté à l'envie de l'enfiler pour vous en faire profiter. Certains de mes collègues vénézuéliens m'ont charrié sur le fameux "buen gusto francés" : des jaloux... Merci Bernard !























