El Salsero

Journal de bord de ma vie d'expatrié français au Venezuela

12 décembre 2009

Retour au Pérou

Me voici de retour à Lima. Un an et demi après ma première visite. Il ne s’agit pas pour moi d’une visite touristique, mais d’une mission bien plus fastidieuse : avoir enfin un visa de travail ! Après deux ans au Venezuela, et bien que travaillant pour le Gouvernement, je n’avais toujours pas de papiers à ce jour. Pour votre info, ce visa ne peut s’obtenir du Venezuela mais de l’étranger puisque vous êtes sensés l’avoir AVANT de commencer à travailler. Je vous épargnerai le résumé de mes pérégrinations mais sachez qu’après plusieurs allers-retours entre ambassade du Venezuela, ambassade de France, traducteurs officiels etc, j’ai réussi l’exploit de sortir un visa de travail en deux jours !
Je vais pouvoir enfin prétendre à avoir la fameuse « cedula », carte d’identité vénézuélienne, véritable sésame pour bien des démarches administratives. Je n’ai toutefois oublié de prendre quelques photos de Lima pour vous…

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07 mai 2009

Voyage en Colombie

N’ayant toujours pas de visa de travail, malgré une demande qui date maintenant de plus de 8 mois, j’ai du quitter le Venezuela pour faire rénover mon visa touristique de trois mois. Dans ces cas-là, le plus simple est encore de traverser la frontière colombienne pour s'arrêter quelques jours à la plus grosse ville voisine : Cúcuta.
Cúcuta est le chef-lieu du département de Norte de Santander, et la sixième ville de Colombie avec 950 000 habitants.
C’est de Cúcuta que Simón Bolívar débuta en 1813 sa marche sur Caracas. La bataille de Cúcuta  a opposé le 28 février 1813, les indépendantistes commandés par Bolivar aux espagnols menés par le Général Ramon Correa. C’est aussi à  Cúcuta que le congrès constitutif de 1821 s'est réuni pour rédiger la constitution de la grande Colombie (Venezuela actuel, Équateur et Colombie).
Enfin Cúcuta est la ville de naissance de Francisco de Paula Santander, Vice-président de la Grande Colombie de 1819 à 1826 (avant de trahir Bolivar) et Président de la Nouvelle Grenade entre 1832 et 1837.

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02 janvier 2009

Bonne Année depuis les Andes vénézuéliennes

Un petit coucou depuis le bout de la Cordillère des Andes. Le Vénézuéla, ce n'est pas seulement des plages magnifiques. C'est aussi de superbes montagnes dont la plus haute, le Pic Bolivar, culmine à 4981 mètres. Bonne et heureuse année depuis les cimes caribéennes. Je vous aime !

Bocono

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Laguna

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03 décembre 2008

Voyage à Cuba

Si je ne vous ai pas écrit de quelques jours, c’est que je n’étais pas à Caracas. J’étais en effet à Cuba, pour représenter la LCR au Centre d’Etudes Européennes de La Havane. Au-delà des discussions politiques très enrichissantes avec un certain nombre de cadres du PCC, j’ai profité de mon séjour pour visiter La Havane. J’ai découvert une ville d’une beauté à couper le souffle. Bien sûr, lorsqu’on pense à La Havane, on pense à tous les acquis de la Révolution Cubaine, les campagnes du Che, les discours de Fidel. Pour ma part, ce sont les images du film de Wim Wenders, Buena Vista Social Club qui me sont revenues en mémoire. Et cette sensation, en traversant les lieux historiques de la ville, Plaza de la Revolución, El Malecón, la Habana Vieja, d’être au cœur d’un film. Et que dire, de cette gentillesse, ce respect, cette fine intelligence du peuple cubain, malgré toutes les difficultés qu’ils ont traversé et qu’ils traversent encore…
Je vous laisse découvrir ou plutôt redécouvrir des images que tout le monde connaît, mais dont on ne se lasse pas.

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Plaza de la Revolución

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03 novembre 2008

Week-end au parc national Morrocoy

A cinq heures de bus de Caracas, dans l’Etat de Falcon, se trouve le parc national Morrocoy. Parc National depuis mai 1974, il occupe une superficie de 32 090 hectares, dont seuls 21% sont destinés au tourisme. Trois écosystèmes sont présents dans le parc. Les récifs du bord de mer, d'une hauteur de 250 à 300 m, avec leurs nombreuses grottes, la mangrove et ses lagunes, et l'espace maritime et ses îles.

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Outre des paysages de carte postales, composés de plages aux eaux turquoises et au sable blanc, l'intérêt du parc réside plus particulièrement dans la visite des îles, appelés ici cayos. Ces petites îles ont souvent un lagon où l’on peut admirer coraux et poissons tropicaux. En dehors des lagons, la mer est plus sauvage, et la faune plus variée. Les habitants du coin, affirment aussi que l’on peut y observer des tortues marines et parfois… des requins.

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On séjourne rarement sur ces cayos, mais plutôt dans les villages alentours. Pour notre part, nos avons élu domicile à Chichiriviche, village sans aucun réel intérêt.  Le matin , après avoir pris le bus local pour aller jusqu'à l'embarcadère, nous avons pris une barque pour les îles de Cayo Sal, puis le lendemain pour Cayo Muerto.

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Au passage, admirez le nom du bateau...

Nos vendeurs traditionnels de chouchou sont ici remplacés par les vendeurs de fruits de mer qui vous proposent dans de petites boîtes platiques leurs préparations aux noms très évocateurs : Rompe colchon (casse le matelas), Vuelve a la vida (retour à la vie) ou encore Mata suegra (le tue belle-mère), tous censés démontré la vigueur du produit… Au cas où vous n’auriez pas compris le vendeur vous explique même, avec un petit sourire entendu, que sa préparation est garantie comme le meilleur viagra naturel.

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Tout cela, à côté bien sûr de l'inévitable chapelle, comme on peut en rencontrer communément sur ce genre de petite île...

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Enfin, petite anecdote, dans une des lagunes de Cayo Muerto, nous avons été étonnés de voir de la mousse tout au long du rivage. Après avoir abandonné rapidement la thèse d’un bateau échoué remplie de bidon d’Ariel, nous avons appris que c’était la conséquence de la présence très importante de sel, trois fois plus que dans la mer. Pamela a goûté, c’est pas bon !

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16 octobre 2008

Visite del Hatillo

Dernièrement nous avons décidé de faire une petite balade a El Hatillo. Petit village de style colonial, avec l'étendu de l'urbanisation, il fait maintenant partie intégrante de Caracas. il faut néanmoins plus d'une heure de bus du centre-ville pour arriver jusque-là. El Hatillo a été fondée en 1784 par Don Baltasar de León. Alors que les origines de la ville remontent à l'ère de la période coloniale espagnole, la municipalité ne fut établie qu'en 1991.

El Hatillo a conservé son héritage architectural colonial, dont notamment une paroisse du XVIIIe siècle et une église orthodoxe roumaine. El Hatillo possède en outre une vie culturelle et artistique importante, avec chaque années deux festivals de musiques et de nombreuses autres fêtes traditionnelles annuelles reflétant l'héritage d'El Hatillo.

C'est un des endroits les plus prisés par les Caraqueños lors de la balade dominicale. On y trouve notamment des patisseries et différentes sortes de cafés excellents.

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27 septembre 2008

Balade dans Caracas

Il y a quelques jours, nous sommes allés faire, Pamela, Christophe et votre serviteur, une petite balade jusqu’au Panthéon national. L’occasion de flâner dans les rues de Caracas en passant par la place de la Candelaria pour déjeuner, puis de faire une petite halte à la maison natale de Simon Bolívar avant d’arriver enfin au Panthéon. Pour les rares d’entre vous qui ne connaissent pas encore la ville, le bon copain que je suis a dessiné un plan. Après vous direz que je ne vous chouchoute pas…

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Le plan du centre-ville de Caracas

La place de la Candelaria est le centre de l’ancien quartier espagnol. Elle a su gardé un certain charme ibérique. La journée, le marché bolivarien s’y tient. C’est aussi un des lieux préférés des joueurs d’échecs. Le soir, il est agréable de s’y arrêter pour boire une ou deux bières dans les nombreuses tascas qu’elle abrite (n’est-ce pas Christophe ?).

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Place de la Candelaria

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Joueurs d'échec et marché bolivarien

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A la soupe les petits !

Notre repas du midi avalé (avec son incontournable soupe, quelque soit la chaleur ambiante), nous avons filé vers la maison natale de Bolívar, en passant par les quelques rares rues piétonnes de la ville. L’occasion d’admirer les belles piñatas, sorte de poupées colorées faites de carton, et que les enfants  rompent à coup de bâtons lors des anniversaires pour récupérer les bonbons qu’elles contiennent. L’occasion aussi de déguster une petite glace achetée à l’un des nombreux marchands de rue.

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Piñatas et marchands de rue

La casa Bolivar est une maison de type espagnol du XVIIème siècle, où est né le 24 juillet 1783, Simón Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar, futur libertador. La famille Bolívar a vécu dans cette maison jusqu’à la mort de la mère de Bolívar en 1792. Dans cette maison Simón Bolívar a reçu les cours entre autre d’Andrés Bello et Simón Rodríguez.  En 1912 la maison fut achetée grâce à une souscription populaire au travers de la “Société patriotique” qui la restitua formellement à la nation vénézuélienne le 28 octobre de cette même année.

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Quelques clichés de la Casa Bolivar

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Tout cela, sous l'oeil attentif du gardien...

Après cette nouvelle halte, nous avons repris notre chemin jusqu’au Panthéon national. Comme pour le panthéon français, il s’agit du mausolée national ou reposent les restes des grands hommes de la nation. Parmi eux bien sûr  Simón Bolívar depuis le 28 octobre 1876. A l’origine, c’était une modeste église construite en 1744 et consacrée en 1783. Ce n’est que le 27 mars 1874 qu’Antonio Guzmán Blanco, Président du Venezuela, décida de la transformer en Panthéon national.

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Le Panthéon national
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Les tombes de Bolivar, Miranda et Paez
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L'entrée du Panthéon avec les drapeaux de la Grande Colombie (Bolivie, Equateur, Venezuela, Colombie, Pérou et Panama)

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22 juillet 2008

Centres commerciaux

Pourquoi parler des centres commerciaux me direz-vous? Et bien parce qu’ils occupent une place importante dans la vie des Vénézuéliens. Dans une ville réputée pour sa dangerosité, il n’existe pas ici cette habitude de flâner de lieu en lieu la nuit tombée, comme cela peut exister en Europe. Le capitalisme a imposé ici les centres commerciaux comme un lieu privilégié de socialisation. On y vient en famille, pour voir les vitrines des boutiques, boire un coup ou voir un film. Ces palais érigés à la gloire du consumérisme ont réussi le pari de nous faire croire que le seul objectif de tout individu pour sortir de chez lui, en dehors d’aller travailler, est de consommer toujours et encore plus. On se s’étonne donc plus de savoir que le plus grand centre commercial d’Amérique Latine, Le Sambil, est à Caracas, et qu’un deuxième, aussi grand, est en construction…

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Centre commercial El Recreo - Sabana Grande

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29 juin 2008

Marché vénézuélien

Aujourd’hui j’ai décidé de vous faire visiter les marchés de Caracas. Evidemment Bernard, inutile d’y chercher du roquefort. Au mieux tu y trouverais du queso azul, fromage à pâte persillée, mais qui n’a franchement rien à voir avec celui défendu par notre ami José sur les plaines du Larzac. S’il on excepte donc ce petit désagrément (bon ok Bernard, c’est un GROS désagrément, mais si tu pouvais faire preuve de tact et éviter de me le rappeler…). Si on exclu donc ce petit désagrément, disais-je avant d’être inopinément interrompu, ce sont des marchés très agréables, véritable explosion de senteurs et de couleurs. J’entends d’ici Pierre se gausser en pensant que cela ne vaut pas ceux de La Réunion, et bien si doudou dis-donc !

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25 juin 2008

San Juan

Le 24 juin au Venezuela est traditionnellement la fête de la Saint Jean. Oui je sais, pour un révolutionnaire ca fait pas très sérieux de parler de fête patronale, mais celle-ci est toutefois intéressante au moins sur un aspect : comment la religion catholique a su capter certaines croyances et rites indigènes à son profit. De dieu noir, il est devenu un saint blanc (même si dans certains barrios ils continuent à représenter San Juan comme noir), et toutes les cérémonies dés que San Juan est sorti de l’église sont à forte connotation indigène (danses des tambores, rhum qui coule à flot…). L’un des endroits qui perpétuent encore la tradition de manière forte, c’est le village de Curiepe, à une heure et demie de Caracas. En voici quelques photos…

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L'église de Curiepe

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La sortie de San Juan

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Quelques costumes traditionnels

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La danse de Los Tambores

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Julien dansant los Tambores avec un succès fou !

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Ca se voit pas sur la photo, mais j'y arrive beaucoup moins bien (si, si...)

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Indigènes avec les costumes et instruments traditionnels

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La ferveur à San Juan

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Préparation du traditionnel Sancoche, sorte de râgout de poulet de de boeuf

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Les amis avec qui nous sommes partis...

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